Adopter la sobriété dans mes domaines de compétences

Maitriser ses dépenses et respecter l’environnement, c’est tout l’enjeu des collectivités aujourd’hui. Alors pour y parvenir, adoptons la sobriété.

La sobriété, c’est passer du « plus » au « mieux » pour un coût souvent nul.

La sobriété

La sobriété consiste tout d’abord à nous interroger sur nos besoins, puis à adapter nos usages à ces besoins. En d’autres termes, il s’agit de gérer avec bon sens les consommations nécessaires à notre société, en chassant le superflu.

La sobriété s’applique à tous les domaines de compétences d’une collectivité : aménagement du territoire, scolaire, voirie, transport, politique d’achat, etc.

Elle se décline autour de 4 catégories :

  • la sobriété dimensionnelle a pour but de mettre en cohérence la taille des équipements avec les besoins réels. Comme par exemple, adapter la taille et la puissance de nos modes de transports à la distance parcourue et au nombre d’usagers transportés ;
  • la sobriété structurelle consiste à optimiser l’organisation du territoire en rationalisant la consommation d’espace. Par exemple, favoriser la rénovation des logements en centre-ville plutôt que de créer des lotissements en périphérie favorise la centralité ce qui rationalise les déplacements tout en contribuant à limiter la perte de terres agricoles ;
  • la sobriété d’usage. Elle consiste en une juste utilisation des équipements. Des gestes simples, comme éteindre l’éclairage public la nuit, limiter la vitesse sur certaines voies, permettent de réduire la consommation d’énergie et les émissions de polluants ;
  • la sobriété conviviale consiste à mutualiser les équipements et leur utilisation, comme le co-working ou le covoiturage pour les trajets journaliers.

Pourquoi intégrer la sobriété à la stratégie Énergie-climat de son territoire ?

La sobriété c’est une démarche individuelle et collective, responsable et structurante.

Cette recherche de rationalité contribue à hauteur de 10 à 30 % à l’atteinte des objectifs Énergie-climat, et ce, à faible coût. Il s’agit de rationaliser le fonctionnement de sa collectivité tout en favorisant la coordination entre acteurs du territoire : mutualisation des flux, des services, des surfaces, etc.

Appliquée à l’urbanisme, à la gestion des transports et aux matières premières, la sobriété peut favoriser le développement d’une économie locale. Exemple : circuits courts, filière de recyclage du BTP, Écologie industrielle et territoriale (EIT), filière bois, etc.

Et si pour chasser le gaspillage d’énergie, de ressources, d’espaces… on changeait nos habitudes ?

En Normandie, 10 Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ont déjà adopté cette approche avec succès, et vous ?